Max et les Maximonstres – Spike Jonze

Repères:

  • Un garçon solitaire privé de diner
  • Une île peuplée de monstres qui-font-pas-peur
  • A l’origine d’un livre pour enfants édité chez L’École des Loisirs
(10/10)

Pourquoi la note parfaite? Si vous ne connaissez pas le livre, pour ma part, mon enfance a été rythmée par les arrivages des colis de l’École des Loisirs. Dont notamment Max et les Maximonstres, mais aussi L’Ogre, le Loup, la Petite Fille et le Gateau. C’est toute mon enfance. La nostalgies des temps simple et naïfs comme je les aime. Autant dire que j’attendais beaucoup de cette adaptation. J’allais être exigente. Comme je n’ai que des bribes de souvenirs du livre, je ne cherchais rien de copié/collé à l’histoire en elle même (c’était plutôt les images qui m’intéressaient à vrai dire quand j’avais 4 ans) mais je voulais retrouver son atmosphère. Et à partir du moment où Max a enfiler son costume, j’ai été séduite et le temps s’est arreté en 1997. J’ai été surprise aussi de la fidélité des monstres. Ils sont quasi identiques à ceux des illustrations du livre. J’aurais pu faire « pause » à chaque apparition de l’un d’eux juste pour regarder tout les détails. Ils sont exactement comme je les imaginait il y a quelques années déjà, effrayants et doux. Dernier point. La musique et les décors ont beaucoup participer à mon impression générale. Tout colle parfaitement à ce que je recherchais. Entre une foret immense et un desert aux reliefs incongrus, on visite le monde imaginaire d’un garçon de 10 ans comme si c’était nous qui rêvions. La musique sied tout à fait à ce que j’imagine être « l’univers max et les maximonstres ». La chanteuse des Yeah Yeah Yeahs nous livre une BO enfantine, qui s’écouterait les jours de pluie. C’est délicat, c’est frais.

Ce film n’en est pas un. C’est une comptine à regarder.